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La production intégrée (PI)
La production intégrée admet les engrais et produits phytosanitaires de synthèse, mais dans certaines limites. Les traitements contre les diverses maladies (champignons), ravageurs (insectes) ou adventices ne sont pas autorisés à titre préventif mais uniquement si les dommages dépassent des seuils économiques précis et observés. La production intégrée recourt partiellement et de plus en plus à la lutte biologique contre certains ravageurs. Les quantités d’engrais à épandre sont calculées de manière très précises selon les besoins des cultures et les caractéristiques de la ferme (avec ou sans animaux, type de sol, etc.). Une exploitation en production intégrée doit obligatoirement consacrer au minimum 7% de sa surface agricole à la culture de surfaces enherbées riches en fleurs sauvages indigènes (jachère florale, prairie extensive) pour favoriser la faune et la flore sauvage de la région (la perdrix par exemple pour Genève). Actuellement, 95% des fermes en Suisse, travaillent avec ce mode de production. La production extenso et IP-Suisse
L’ensemble des fermes qui pratiquent l’agriculture extenso pour les céréales ou le colza satisfont aux normes de base de la production intégrée (PI). Cette méthode de production est appliquée uniquement pour les céréales (sans le maïs) et pour le colza. Les principes sont les même que pour la production intégrée à la seule différence, que les insecticides, fongicides et autres raccourcisseurs pour les céréales sont interdits. Seuls certains herbicides sont encore autorisés. Le label pour cette production est une coccinelle marquée « IP-Suisse »
La culture biologique
L’agriculture biologique, comme son nom l’indique, observe le plus possible les cycles biologiques de la nature. Elle respecte les règles de la production intégrée, mais elle interdit en plus l’utilisation de l’ensemble des produits de synthèse (engrais et phytosanitaires).Elle utilise d’autres techniques culturales pour lutter contre les ravageurs et les mauvaises herbes (techniques d’ailleurs reprise de plus en plus par la production intégrée). Les travaux d’entretien des cultures, comme le désherbage sont faits mécaniquement (sarclage) ou à la main, ce qui engendre bien évidemment des frais de production élevés. En Suisse, les règles de production impliquent que l’ensemble de l’exploitation soit cultivée en bio. La production par secteur à l’intérieur d’une même exploitation (animaux, cultures,…) est interdite. Le label « Bio Suisse » certifie l’application de l’ensemble de ces règles.
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